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L’intelligence émotionnelle au sein de l’éducation 2/4

En quoi l’intelligence émotionnelle est-elle importante à développer dès son plus jeune âge ?


Combien d’adultes ont encore aujourd’hui des problèmes pour comprendre et gérer leurs émotions ? Beaucoup. Et cela est dû à l’éducation que nos parents nous ont inculqué lorsque nous étions petits. Pensant bien faire, ils nous brimaient ou nous poussaient à rejeter nos émotions comme s’ils fallait les fuir et qu’elles n’avaient pas lui d’être. “Pleurer ne sert à rien”, “c’est pas grave, passe à autre chose”, “mais non tu n’as rien” etc.

Ce sont des phrases qui l’air de rien finissent par faire comprendre à votre enfant que les émotions ne sont pas importantes ou n’existent pas. Cela amène à l’âge adulte a des difficultés à gérer celles-ci et parfois à un profond mal-être. En effet, ressentir des choses que l’on ne sait pas bien identifier puis réguler n’est pas un sentiment agréable. On se sent assaillit, impuissant. Seul un vrai travail de développement personnel peut remédier à cet état de détresse intérieur.

Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir pris connaissance de l’intelligence émotionnelle. De nombreux livres, podcasts, articles ou vidéos en parle et vous guide vers un épanouissement émotionnel pour guérir et s’améliorer dans notre rapport à soi et aux autres. Sachant tout cela, il pourrait être intéressant voire impératif d’aider nos enfants à la développer dès leur plus jeune âge.

 

Voici donc quelques pistes pour aider votre enfant à développer son intelligence émotionnelle :

 

Lui apprendre à nommer ses émotions et à comprendre pourquoi il les ressent, à les accepter puis à les gérer.

Ils sont petits,on leur parle en langage bébé.. Ceci est une erreur, il faudrait plutôt lui parler comme à un grand mais en utilisant des mots simples. Cela lui permettra de non seulement mieux s’exprimer mais aussi de poser des mots sur ce qu’il ressent plus facilement .

Souvent, lorsque les enfants sont petits, on a tendance à leur parler en “langage bébé”. Pourtant, il serait tout à fait en capacité de comprendre ce qu’on leur dit et cela permettrait de faciliter leur apprentissage du langage. Pour autant, inutile d’user de langue soutenue, utiliser des mots simples est préférable. A force de vous entendre vous exprimer, l’enfant fait plus rapidement la corrélation entre les objets, les faits ou tout autre chose et les mots. 

Par exemple, si vous lui donnez un objet en le nommant à chaque fois que vous le lui donner ex : “tiens, ta petite voiture”, il saura que petite voiture c’est ce petit jouet avec quatre roues et lorsque vous lui demanderez où est-ce qu’elle se trouve, il sera en capacité d’aller vous la chercher. Et bien ici, c’est pareil. 

Si vous l’aider à mettre des mots sur ses émotions et celles des autres, il sera plus facile pour lui de comprendre ce qui lui arrive. 

“Tu es triste ?” “Tu as mal ?” “tu es vexé?” “tu es agacé?” etc sont donc des questions importantes à poser. Montrez lui que vous le comprenez et que vous êtes là pour lui. Vous pouvez l’aider à remettre les événements dans l’ordre: “tu es tombé et tu t’es fais un bobo, c’est pour cela que tu pleures, tu as eu peur et tu as mal.” Rassurez-le sur le fait que c’est normal et câlinez-le pour l’aider à se consoler. Cet exemple est valable pour diverses situations. 

A force de l’accompagner dans les petits tracas de la vie avec bienveillance et compréhension, il apprendra à mettre des mots sur ses émotions lui-même. Et c’est ainsi qu’un jour, en rentrant de l’école vous lui demanderez ce qu’il ne va pas et qu’il vous répondra “je me sens triste car ma copine ne veut plus jouer avec moi”. 

Cela pourrait paraître logique mais il arrive de ne pas avoir de patience et de rejeter en bloc les émotions de son enfant sans même s’en rendre compte. En effet, lui dire “oh ça va relève toi tu n’as rien” quand il est tombé et qu’il a mal ou qu’il a eu peur, c’est induire de l’incompréhension en lui. Il ne sait même plus si du coup il a vraiment mal…

Mettre des mots sur ses émotions est important et l’aidera à se forger pour la suite et à mieux les gérer puisque vous l’accompagnerez à chaque fois dans cette démarche. 

 

Ne surtout pas minimiser ce qu’il ressent

En tant qu’adulte, nous avons accumulé diverses expériences qui nous ont permis aujourd’hui d’affirmer ce qui est négatif ou non, ce qui est triste ou non, ce qui est douloureux ou non, etc. Pourtant, cela reste notre façon d’appréhender les choses, notre vision. En effet, tout est subjectif.

De part cela, nous avons parfois tendance à vouloir que notre enfant ait la même maturité que nous, sans nous rendre compte que c’est ce qu’on lui demande. Pourtant, il est encore petit. J’aime bien cet exemple alors le revoilà :  Il pleure car il est tombé, vous avez vu sa chute et pour vous il n’a rien alors vous lui dites “ça va tu n’as rien, retournes jouer”. Peut-être qu’en effet, il ne s’est pas fait mal mais peut-être qu’il a eu peur ? Ou qu’il a ressenti une toute autre émotion. Chacun appréhende ses expériences de manière différente, c’est pourquoi il est important d’essayer de ne pas faire passer la vôtre sur celle d’autrui. Dans le sens où l’on réagit en fonction de ce qu’un événement induit en nous, parfois, sans réussir à se centrer sur ce que l’autre peut ressentir.  

Pour éviter cela, il peut être intéressant d’analyser la situation comme expliqué dans le livre “L’intelligence émotionnelle pour les nuls” de Dr Steven J. Stein : 

L’exemple étant : votre enfant ne cesse de pleurer malgré vos efforts pour le consoler.

  • Quel est le comportement de mon enfant ?
  • Qu’est-ce que je ressens vis-à-vis de son comportement ? 
  • Qu’est-ce que je pense de son comportement ?
  • Qu’est-ce que j’ai fait pour gérer son comportement ?

Une fois que vous avez analysé la situation, vous pouvez vous posez les bonnes questions : 

  • De quelles solutions je dispose ?
  • Est-ce que je peux essayer d’autres méthodes ?
  • Pourquoi pleure-t-il ?
  • Il y a-t-il quelque chose qui le gêne ?

En effet, il est important d’endiguer la colère qui peut monter lorsqu’on se sent impuissant face à un comportement qui entraîne de l’agacement chez nous. Si on atteint le summum de l’émotion : la colère, il devient compliqué de gérer la situation. Il est alors important, de prendre du recul et de réussir à se demander “Pourquoi est-ce que je m’emporte contre un enfant trop jeune pour se maîtriser tout seul ?”. 

En faisant preuve de sang-froid et en ne projetant pas nos émotions sur lui, nous montrons à notre enfant que nous sommes là pour lui. Il se sent compris et sécurisé. 

 

Etre un exemple d’empathie :

On connaît tous cet adage qui dit “fais ce que je dis pas ce que je fais” n’est-ce pas ? Lui montrer l’exemple de la pratique de l’intelligence émotionnelle en réussissant à garder votre sang-froid face à ses comportements et en prenant le temps de considérer ses émotions, fera que la relation avec votre enfant sera plus respectueuse, responsable, enrichissante et intime. En effet, si vous savez écouter et comprendre les pensées et émotions de votre enfant, il saura en faire de même avec vous.  C’est pourquoi il est important que vos actes et vos paroles soient en adéquation. 

 

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