arrêter de crier sur vos enfants
Education,  Eveil,  Intelligence émotionelle,  Parents,  Tous

5 conseils (qui fonctionnent) pour arrêter de crier sur vos enfants

Lorsque l’on crie sur nos enfants, c’est parce que notre patience s’est envolée. Mais c’est quoi au juste la patience et comment éviter de la perdre ? 

 
D’après le dictionnaire, la patience signifie :
 
1-Résignation ; courage pour supporter.
2-Aptitude à persévérer dans une activité, un travail de longue haleine, sans se décourager.
 
La patience est une vertu comme dirait l’autre, mais ne serait-elle pas aussi l’assurance, dans certains cas, de passer un mauvais quart d’heure ? Pour diminuer les risques de se mettre en colère, voici donc 5 conseils (qui fonctionnent) !
 

1)Baisser son seuil de tolérance 

Les parents pensent souvent qu’ils ne sont pas assez patients et culpabilisent bien souvent de ne pas l’être d’avantage. Pourtant, ce n’est pas un manque de patience qui est à l’origine de leur cris mais bel et bien le fait qu’il en ait fait preuve de TROP !
 
 
Observez un peu, lorsque vous vous mettez en colère, c’est généralement pour quelque chose de pas très important, n’est-ce pas ?
 
 
Voici un exemple :
 
Vous rentrez du travail, la tête comme un ballon et rêvez de calme et de sérénité pour vous reposer. Ce sont en fait vos petits bouts tout excités que vous retrouvez. Ils jouent, courent, crient de joie etc et vous, ça vous exaspère. Mais bon, “ce ne sont que des enfants, il faut bien qu’ils s’amusent”. Au fur et à mesure, la pression en vous monte, vous laissez passer ci et ça et voilà qu’au bout d’un moment ils cassent quelque chose. “S’en est trop !”, comme une cocotte minute de la fumée vous sort par les oreilles et des cris se font entendre. 
 
Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi êtes-vous sortis de vos gonds ? A quoi pensiez-vous avant d’entrer en colère ? 
 
Tant de questions auxquelles je vais essayer de vous répondre en partant de la situation de l’exemple que je vous ai donné. 
 
Vous êtes rentrés exténué du travail et vous aviez besoin de calme. Au lieu de cela, vous avez retrouver votre cocon plein de vie mais ce soir, vous aviez véritablement besoin de vous apaiser. A force de mettre de côté votre besoin de calme, vous avez fini par faire passer en boucle des pensées négatives qui n’ont eu pour effet que de vous enfermer dans cette bulle de désarroi et de fatigue avant qu’un événement extérieur vous a fait littéralement exploser. Vous seriez-vous énervé de la sorte si vous n’étiez pas dans un tel contexte ? Sûrement que non. 
 
La moralité de cette histoire c’est que vous avez vous aussi en tant qu’adulte et en tant que parent, des besoins et des envies que les membres de la famille sont à même de comprendre.  Il est donc tout à fait légitime de demander aux enfants de se calmer et de leur proposer une activité plus calme avant même que votre patience ne commence à être titiller.
 
 
Si vous laissez les événements s’enchaîner sans rien dire mais en n’en pensant pas moins, il est presque garanti que vous finirez par vous énervez.
 
Ne culpabilisez pas d’avoir vous aussi besoin que l’on respecte votre rythme. Lorsque vous n’êtes pas d’humeur, pensez à réduire votre seuil de patience car ainsi, vous éviterez les cris qui vous demandent encore plus d’énergie. 
 
Personnellement, avant je laissais passer beaucoup trop de micro-événements s’accumuler avant d’intervenir et cela avait pour conséquence de tendre tout le monde et de créer des conflits qui auraient pu être éviter.
 
Maintenant, je demande aux enfants d’arrêter telle ou telle chose de manière calme et en leur expliquant pourquoi dès que je sens que ça agit sur ma patience. Par exemple, si le petit jouait avec son établi et usait de son marteau pour justement le marteler en criant “travauuuux” sans s’arrêter, je venais vers lui, me mettais à sa hauteur et lui demandais de faire moins fort car ça me faisait mal à la tête.
 
Si il recommençait de plus belle, j’attirais son attention sur une autre activité (plus calme) et retournais faire ce que je faisais. Si je l’avais laissé continuer, puis que dans son excitation il avait enchaîner avec d’autres choses etc, j’aurais très certainement fini par m’agacer et la situation aurait tourner au vinaigre. Je peux donc affirmer que baisser son seuil de tolérance fonctionne et qu’au final, cela évite les cris !
 

2)Lâcher prise

Les parents se mettent souvent une pression énorme lorsqu’il s’agit de leur enfant. Ils veulent ainsi être un parent parfait et avoir un enfant parfait. Entre contrôle excessif, stress de ne pas bien faire et hyper réactivité face aux comportements de l’enfant, vous ne savez plus où donner de la tête et le moindre faux pas de votre bambin se transforme en agacement chez vous et en incompréhension chez lui. 

Généralement, les parents veulent inculquer à leurs enfants tant de choses et tant de valeurs que le petit se retrouve engluer dans de multiple règles qu’il ne peut au final pas toutes retenir et par conséquent vous déçoit souvent, ce qui peut avoir le don de vous énerver. 
 
Lâcher prise, ce n’est pas être laxiste. Lâcher prise c’est se redonner le temps et la liberté. Il est important de bien réfléchir aux réelles valeurs qui comptent pour nous et que nous souhaitons fondamentalement inculquer à nos enfants. Ainsi, on choisit nos batailles et on réduit le nombre de règles à suivre. 
 
Le fait de réduire le nombre de règles permet à l’enfant de se concentrer sur celles-ci, d’être plus à l’écoute et de mieux les assimiler. N’oublions pas que nous en avons au moins pour 18 ans à les éduquer ! Ils auront bien assez le temps d’apprendre, d’agir et de réagir comme vous souhaitez qu’il le fasse, mais chaque chose en son temps. 
 
 
NB : Quand je parle de réduire le nombre de règles, je ne parle pas des règles de sécurité ou de savoir vivre comme le fait de donner la main pour traverser ou de ne pas taper son frère…Mais plutôt d’arrêter de faire la police et de vouloir que son enfant soit parfait. Comme par exemple à table “ne parle pas la bouche pleine, mâche la bouche fermée, ne met pas ton coude sur la table, les deux mains sur la table, ne me coupe pas la parole, finit ton assiette, mange tes légumes etc”. Ce n’est ni une vie pour vous, ni une vie pour lui car vous aurez toujours quelque chose à redire. Lâcher donc prise et concentrez-vous par étape sur ce qui compte vraiment. 
 
 

3)S’isoler

Lorsque vous sentez la colère monter en vous, vous pouvez opter pour deux solutions : la méditation express ou la fuite. 

La méditation express :

Arrêtez le temps un instant, inspirez et expirez. Réfléchissez. Pourquoi est-ce que je me mets dans cet état ? Est-ce que ça en vaut la peine ? Il y a-t-il un autre moyen que d’entrer en colère pour gérer cette situation ?

Recentrez-vous sur l’enfant. Car comme je l’explique dans mes articles sur l’intelligence émotionnelle, lorsque vous entrez en colère c’est parce que le comportement de votre enfant touche quelque chose en vous et induit une émotion négative. Vous finissez par n’entendre que votre émotion et à ne réagir qu’en fonction d’elle. 

Le fait de se recentrer sur votre enfant et sur ce que lui ressent en faisant preuve de compréhension et d’empathie pourra vous aider à gérer cette situation dans le calme. 

 

La fuite :

La fuite, c’est le même principe que la méditation express à la différence que la situation est plus intense et qu’il vaut mieux aller la faire dans une autre pièce. 

Assurez-vous simplement que l’enfant est en sécurité et partez vous calmer avant de revenir apte à gérer la crise calmement.

 

Cela m’est arrivé aussi de sortir de mes gonds, je suis humaine et moi aussi parfois je suis exténuée et n’ai pas de patience.  Depuis que je pratique ces deux techniques, tout se passe de manière plus fluide et de manière moins pesante. En fait c’est un peu comme si elles désamorçaient la situation avant qu’elle ne s’envenime. 
 

4)Mettre en place des routines (qui marchent !)

Assez de répéter la même chose tous les jours ? Ooh ce que je vous comprends ! Mais si on réfléchit bien, si nous répétons tous les jours la même chose, c’est que l’action demandée est à effectuer tous ces dits même jours, n’est-ce pas ?
 
Alors quoi de mieux que d’instaurer des routines ? Ainsi, ce sera clair pour tout le monde que telle ou telle chose est à faire à tel ou tel moment. Vous pourrez alors envisagez vos journées plus sereinement et cela permettra à vos enfants d’être plus autonomes !
 
Avec les enfants que je gardais (2,5 ans) par exemple, nous avons mis en place des routines qui font que chaque jour, nous répétons les mêmes choses et ainsi je dois rarement me répéter. Par exemple, le matin quand j’arrive, on prend un temps pour se dire bonjour et se faire des câlins puis je les laisse jouer pendant que je prépare tout ce dont j’aurais besoin pour la journée. Quand je finis de nettoyer la cuisine, ils viennent m’aider à vider le lave-vaisselle puis on file se débarbouiller et s’habiller. En revenant dans le salon, on fait une activité ou un jeu puis nous partons au parc. En rentrant, on se lave les mains, ils jouent pendant que je prépare le déjeuner puis nous passons à table…Et ainsi de suite. Il y a une trame que l’on suit qui permet aux enfants de savoir ce qu’il faut faire et de leur jeune âge, ils coopèrent et réclament d’eux-mêmes de passer à l’étape suivante. 
 
Parfois, s’ils se sont levés du mauvais pied, la routine peut s’avérer plus compliqué à suivre, mais bon, tout le monde a des humeurs alors je patiente et nous finissons toujours par y arriver.
 

5)Prendre du temps pour soi

 
A quand remonte la dernière fois où vous avez véritablement pris soin de vous ? Si vous êtes actuellement entrain de réfléchir et que la réponse n’est pas automatique… il va falloir se prévoir un créneau rapidement !
 
 
Quoi de plus revigorant que de se retrouver soi-même en tant qu’humain plutôt que parent pour prendre le temps de ne rien faire ou de plutôt pratiquer quelque chose que l’on adore et que l’on ne prend jamais le temps de faire ? Que ce soit la prise d’un bain, une séance de sport, une sortie entre amis ou encore une énorme sieste, il faut savoir s’accorder du temps.  
 
On revient ainsi de meilleure humeur, avec plus d’énergie et de bonheur pour affronter le quotidien.
 
Prenez le temps de souffler. Faites une pause! Vous verrez à quel point cela fait du bien, même au reste de la famille.

Auteure du blog hello-bebe.fr Je réponds à vos questions en 24h

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *