théorie de l'attachement
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La théorie de l’attachement : les 4 types d’attachement

L’attachement ne se fonde pas uniquement grâce au contact physique que l’enfant échange avec ses figures d’attachement ou de sécurité mais aussi grâce à leurs capacités d’être à l’écoute et de répondre à leurs besoins. 

Qu’est-ce que l’attachement ?

Lorsque nous sommes petits, l’attachement a pour signification que nous appartenons à la personne qui prend soin de nous et si on lui appartient, nous avons notre place. Cela nous permet de grandir en sécurité et de nous développer et de nous ouvrir au monde avec beaucoup plus de facilité. 

La figure d’attachement, lorsqu’elle répond systématiquement à nos besoins et ce, correctement, nous permet de nous sentir en sécurité et en confiance. En effet, quand nous sommes bébé, ils nous est impossible de répondre seul à nos besoins.

Ce sont nos figures d’attachement qui détiennent ce rôle de “premier secours” car pour nous, un besoin ressenti est un besoin que l’on considère “urgent” de combler, si ce n’est pas le cas, on se sent abandonné, seul face aux épreuves de la vie et au stress.

Cela crée en nous la croyance que les autres ne sont pas disponibles pour nous, que le monde est hostile et ainsi, nous nous sentons en insécurité et développons de la méfiance.

Il existe quatre types d’attachement. 

 

1- L’attachement secure :

C’est celui dont j’ai beaucoup parlé dans mon article précédent. Il s’agit du plus positif et du plus sain. 

Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article qui y est dédié : L’attachement Secure.

 

2- L’attachement évitant :

Lorsque la figure d’attachement d’un enfant se montre rejetant et émotionnellement indisponible, il comprend qu’avoir des besoins est inutile voire dangereux car personne n’y répondra. Il se coupe alors de ceux-ci et de ses sentiments d’attachement. 

Quels comportements une figure d’attachement a lorsque son enfant développe un style d’attachement évitant ?

 

  • Mal aise face aux signes de dépendances
  • N’aiment pas la proximité physique (tendresse, câlins..)
  • Ont du mal à montrer leurs émotions

 

Ces comportements peuvent alors induire chez l’enfant qui se coupe de ses sentiments et de ses émotions, une difficulté à être conscient de ce qu’il éprouve et à l’exprimer.

Le fait qu’il ait mis en sourdine ses ressentis et besoins l’amène à vouloir devenir le plus autonome possible et à ne dépendre de personne.  Il autorise alors peu de proximité à l’autre et il est effrayé par le fait de développer de l’attachement car devenu adulte cela lui rappelle trop bien ce sentiment de rejet ressenti dans l’enfance alors qu’il dépendait entièrement de sa figure d’attachement pour combler ses besoins.

 

3- L’attachement anxieux :

L’attachement anxieux est le style d’attachement développer par les personnes complètement insécure qui ont constamment besoin d’être rassuré et qui ont besoin de beaucoup de proximité. 

Ce type d’attachement traduit une peur de voir l’autre partir et d’être donc abandonné. L’attachement évitant a lui aussi sa part de peur de l’abandon mais est celle-ci est minimisé du fait qu’il se protège en gardant un minimum ses distances dans ses relations. 

L’attachement anxieux se traduit par un besoin énorme de preuves d’amour et de loyauté. Si dans l’enfance la figure d’attachement avait un comportement oscillant entre présence et absence émotionnelle et physique en se montrant tantôt rejetante tantôt dévouée, il aura été difficile pour l’enfant de créer un style d’attachement sécurisant. En effet, il ne sait jamais à quoi s’attendre et développe des stratégies pour gérer les émotions désagréables suscités par ces incohérences.

Arrivé à l’âge adulte, les stratégies inconscientes mise en place par les personnes au style d’attachement anxieux sont les suivantes :

 

  • proximité intense
  • surveille de très près les signaux d’attachement ou d’éloignement
  • doute de l’engagement de l’autre et le met à l’épreuve
  • insiste sur ses besoins et sur son sentiment d’impuissance dans le but que l’on reste auprès de lui
  • punis l’autre s’il ne lui donne pas ce qu’il désire
  • se met en colère lorsque l’autre ne satisfait pas ses besoins d’attachement

 

Les adultes à l’attachement anxieux sont si préoccupés par leurs relations qu’ils réussissent rarement dans leur vie professionnelle.

Le style d’attachement insécure traduit un manque de confiance en l’autre. Doute, méfiance sont alors de la partie. 

L’attachement anxieux peut aussi être associé à un style de besoin compulsif de prendre soin de l’autre. En effet, si votre figure d’attachement n’a pas su prendre en compte et répondre à vos besoins, elle a rarement refuser que vous preniez soin d’elle.  C’était une façon bien trouvée de garder malgré tout une connexion avec elle et de se sentir en quelques sortes au moins un peu en sécurité.

 

4- L’attachement craintif :

Ce style d’attachement va souvent de pair avec un ou plusieurs autres styles d’attachement. Il est typique chez une grande partie des enfants ayant été victimes de maltraitances physiques, psychologiques ou sexuelles. 

Une figure d’attachement maltraitante ne va pas simplement être maltraitante, elle va également répondre aux besoins de leur enfant. Cela crée une grosse confusion dans la tête de l’enfant qui rend leur figure d’attachement à la fois source de peur et de réconfort.

Le comportement de l’enfant devient alors tout aussi incohérent. Il peut tout aussi bien être craintif qu’en toute sécurité en présence de celle-ci. Comment peut-il savoir si il peut aller vers elle si un coup elle vous réconforte et un coup elle vous maltraite ?

L’attachement craintif se retrouve également chez les enfants dont les figures d’attachement boivent, se droguent ou dépressifs chroniques. Voyant que les adultes ne sont pas fiables, ils abandonnent leur rôle d’enfant et se mettent à assumer pleinement la fonction de “parents”.

L’attachement craintif peut alors induire chez l’enfant devenu adulte :

 

  • des difficultés voire une incapacité à s’auto-apaiser
  • le sentiment qu’il est responsable de ce que les autres lui font et qu’il ne vaut rien
  • le sentiment d’être étranger au monde extérieur
  • une vigilance et une méfiance prononcées ainsi qu’une tendance à éviter l’intimité
  • l’utilisation de la dissociation psychique, de l’inattention, de l’agressivité ou du repli comme système de défense

 

NB : L’attachement craintif est le style d’attachement le plus insécurisé des styles existants. 

 

L’erreur est humaine

Si vous vous êtes reconnus en tant que figure d’attachement non sécurisante, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour changer sa façon d’agir ou d’éduquer son enfant. L’erreur est humaine et rien que le fait de savoir vous remettre en question est la preuve que vous pouvez assurer un style d’attachement plus sécurisant à votre enfant. Le fait de lire cet article est également une preuve d’intérêt pour le bien-être de votre enfant et donc un très bon début.

Je vous invite à lire le livre “Les mères absentes – Guérir de l’amour qui vous a manqué” de Jasmin Lee Cori qui m’a été personnellement d’une grande aide. Il contient également des clés et exercices permettant de commencer une guérison sur ce qui nous a manqué à nous en tant qu’adulte pour développer de l’attachement sécurisant.

Ces clés et même cette lecture pouvant également vous aidez à trouver la voie qui selon vous, permettra à votre enfant de développer un style d’attachement plus sécurisant.

 

À bientôt, 

Maïlys

 

 

 

 

Auteure du blog hello-bebe.fr Je réponds à vos questions en 24h

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