Sommeil : Bébé s’endort au sein, faut-il changer quelque chose ?

 

Parmi tous les sujets qui concernent les bébés, le sommeil est probablement celui qui questionne le plus les jeunes parents. En effet, il faut un certain temps pour que bébé trouve son propre rythme et que des habitudes de sommeil se développent. Au début, il est donc tout à fait normal qu’il préfère rejoindre Morphée dans les bras douillets de son parent ou en tétant (le sein ou son biberon).

Mais alors, que faire si votre bébé s’endort au sein et/ou se réveille la nuit et le réclame pour se rendormir ? Est-ce un problème ? Faut-il forcément changer cette façon de faire ? Et si oui, comment accompagner bébé en douceur ? 

C’est ce que je vais vous expliquer aujourd’hui, en vous proposant des pistes adaptées, respectueuses du développement de bébé, pour l’aider à élargir progressivement ses capacités d’endormissements, avec ou sans le sein.

Pourquoi bébé s’endort-il au sein ?

 

Tout d’abord, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises habitudes en matière d’allaitement ou d’endormissement du nourrisson. S’endormir au sein est fréquent, normal et physiologique : 

Saviez-vous que le lait maternel contient notamment du tryptophane, un acide aminé impliqué dans la synthèse de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Cela participe au fait que la tétée puisse favoriser l’apaisement et l’endormissement chez certains bébés, surtout lorsqu’il est déjà est déjà très fatigué.

Le lien entre tétée et sommeil est donc biologique et naturel, et non pas une mauvaise habitude. 

 

La succion : un apaisant naturel

D’autre part, la succion (sein, biberon, tétine ou pouce) a un effet apaisant : elle aide bébé à se réguler, à se calmer et à s’endormir et à rester endormi lors des transitions entre les cycles de sommeil. 

Par ailleurs, la succion permet la sécrétion d’endorphines et de l’ocytocine qui sont des hormones du bien-être, de l’amour et du lien. Chez la mère qui allaite, la tétée favorise également ces hormones, ce qui explique la sensation de lâcher-prise et de somnolence. Un véritable état de détente propice au lien. 

Le besoin de continuité

 

Durant les trois premiers mois de la vie, que l’on appelle aussi le quatrième trimestre, le bébé a un besoin fondamental de continuité pour faire la transition entre le vie intra-utérine et le monde extérieur.

Quand il prend le sein, bébé est tout contre sa maman : il peut sentir son odeur, recevoir ses caresses, croiser son regard, entendre sa voix et ressentir sa chaleur. Cela lui rappelle son environnement in utéro et lui procure un sentiment de sécurité, indispensable à son apaisement et à son endormissement.

Dans les premières semaines, le sein ne nourrit donc pas seulement : il apaise, régule et aide le bébé à passer d’un état d’éveil à un état de repos.

 

Comprendre les cycles de sommeil du bébé

 

Le sommeil de bébé est naturellement composé de cycles courts, séparés par des micro-réveils, qui sont normaux et protecteurs. Ces micro-réveils participent notamment à la prévention des apnées et permettent à bébé de vérifier son environnement, voire de téter, ce qui soutient à la fois sa croissance et la production de lait.

Selon l’âge et le contexte (hors pics de croissance ou situations particulières), un micro-réveil ne signifie pas toujours une faim, mais peut correspondre à un besoin de réassurance ou de régulation.

Pour se rendormir seul entre deux cycles, bébé a souvent besoin de retrouver des conditions proches de celles présentes lors de son endormissement initial. Chez le nourrisson, ces micro-réveils sont physiologiques. Ils ne signifient pas forcément que le bébé “dort mal”, ni qu’il existe un problème d’endormissement.

 

Le sein : un repère de régulation

D’autre part, lorsqu’il s’endort systématiquement au sein, le sein devient un repère de régulation très efficace, mais pas le seul possible.

Cela ne signifie pas que bébé “ne saura jamais faire autrement”, mais simplement qu’il n’a pas encore développé d’autres stratégies. Selon l’âge, la maturité neurologique et le choix des parents, il est possible de l’accompagner progressivement vers d’autres formes d’endormissement, sans forcer ni brusquer.

 

Accompagner bébé vers un endormissement plus autonome

 

Pour accompagner bébé vers d’autres repères d’endormissement, il est dans un premier temps essentiel d’observer votre bébé pendant quelques jours afin de mieux comprendre son rythme veille-sommeil :

  • combien de temps il reste éveillé,

  • quels sont ses signes de fatigue,

  • combien de siestes il fait,

  • leur durée.

 

Noter ces éléments (dans un carnet ou une application) permet d’identifier les moments où bébé est disponible pour dormir sans être en sur-fatigue, ce qui facilite l’endormissement, quel que soit le mode choisi. Mais surtout, observer le contexte global permet souvent de voir que l’endormissement au sein n’est pas “le problème”.

Parfois, il s’agit simplement du repère le plus efficace dans une période où le bébé est fatigué, très stimulé ou a besoin de davantage de proximité.

Si votre objectif est de dissocier progressivement tétée et endormissement, vous pouvez proposer la tétée un peu plus tôt dans la routine, tout en conservant un temps de réassurance ensuite. L’idée n’est pas de supprimer le sein, mais d’aider bébé à élargir son répertoire de régulation, à son rythme.

 

Mettre en place une routine et un rituel de coucher

 

La routine permet à bébé de se sentir en sécurité et d’anticiper les étapes de la journée, même s’il n’a pas encore la notion du temps.

Le rituel du coucher, quant à lui, correspond aux minutes qui précèdent le sommeil et aide bébé à se préparer à la séparation temporaire que représente la sieste ou la nuit.

Il peut inclure une tétée, une musique douce, une comptine, des mots rassurants, des bercements… Il n’existe pas de rituel parfait : le bon rituel est celui qui convient à votre bébé et à votre famille.

 

Le besoin de succion pour s’apaiser

 

Enfin, certains bébés ont un besoin de succion particulièrement marqué. Dans ce cas, la tétée est parfois autant un besoin de régulation qu’un besoin alimentaire. Pour s’en assurer, vérifiez si la tétée est longue et rythmée (faim réelle) ou si elle est courte avec endormissement rapide (régulation).

Dans certains cas, et selon l’âge du bébé, il est possible de proposer d’autres repères d’apaisement, comme la tétine si cela correspond à vos choix, ou plus tard un objet transitionnel (le doudou). L’objectif n’est pas de remplacer brutalement le sein, mais d’aider progressivement le bébé à découvrir d’autres chemins vers l’apaisement.

 

La maturation du sommeil est progressive

Le sommeil de l’enfant continue d’évoluer pendant plusieurs années. Sa physiologie ne devient proche de celle de l’adulte qu’autour de 6 à 7 ans, ce qui explique pourquoi le besoin d’accompagnement à l’endormissement restent très variables selon l’âge et le tempérament.

 

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