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L’impact de l’enfance sur notre vie d’adulte

Aujourd’hui je vous retrouve pour un billet assez particulier. Il s’agit d’un billet un petit peu plus axé sur le développement personnel que d’habitude. Mais il est également en lien avec l’éducation que l’on donne à son enfant, c’est pourquoi je pense qu’il est intéressant de se pencher sur ce sujet. 

Comme vous avez pu le lire dans le titre, le sujet du jour est celui de l’importance de l’enfance dans notre vie d’adulte.

L’objectif de cet article est de vous aider vous, en tant que parents, à déceler ce que votre enfant intérieur à enfoui comme blessure.  Par la suite, nous pourrons analyser les actions que vous pouvez mettre en place pour éviter de transmettre la même chose à vos enfants ou futurs enfants.  

Je précise également que je ne vais pas traiter des violences physiques mais uniquement des violences psychologiques qui sont tout aussi traumatisantes pour la construction de soi. 

 

L’impact du stress dans l’enfance

 

L’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) a effectué des recherches sur l’impact du stress dans l’enfance sur la vie d’adulte.

Le stress pouvant être causé par diverses situations comme le divorce de ses parents, des maladies ou allergies, des maltraitances psychologiques ou physiques ou encore des difficultés à l’école. 

 

 

L’étude démontre que le stress dans l’enfance cause des effets négatifs sur la santé lorsque l’on devient adulte. 

En effet, est ressorti que chez les personnes ayant subies au moins deux évènements traumatiques plus jeune, la charge allostatique était plus élevée. (Charge allostatique = conséquences du stress sur l’organisme dû à un trop plein de cortisol au niveau du système cardiaque, neuroendocrinien, inflammatoire, métabolique). 

Ils ont également constaté qu’il y avait une certaine tendance à répondre différemment en fonction du sexe de l’enfant ayant subi du stress. Les hommes auraient plus de problèmes de tabagisme, un faible patrimoine et un faible niveau d’éducation lorsque les femmes auraient plutôt comme répercussion un IMC plus élevé. Serait-ce dû au fait qu’elles mangent leurs émotions ?

En bref, être exposé à des situations stressantes lorsque nous sommes enfants, nous laisse des séquelles plus ou moins importantes une fois arrivé à l’âge adulte. 

 

 

La maltraitance psychologique dans l’enfance

 

Vous le savez sûrement, l’enfance que nous vivons défini ce que nous deviendront en grandissant. C’est alors que l’on comprend que c’est la façon dont nos parents nous traitent qui engendre ou non des difficultés à l’âge adulte. Oui, nos expériences de l’enfance sont déterminantes de notre vie d’adulte.

Voici une liste non exhaustive des différents comportements de parents qui ont des répercussions sur les enfants qu’ils élèvent :

 

La surprotection 

 

Lorsqu’un parent surprotège, il cherche surtout à éviter qu’il arrive quoi que ce soit à son enfant. Souvent, pour y parvenir cela passe par une grande restriction des libertés. Le parent contrôle alors tout dans le but de placer l’enfant dans une sorte de bulle.

 

surprotection de l'enfant

 

Malgré le fait que ce soit dépourvu de mauvaises intentions cela engendre souvent de nombreuses répercussions négatives. L’enfant peut alors développer une grande timidité, ne pas savoir prendre des initiatives et donc développer un grand besoin d’approbation. Un doute permanent plane alors chez l’enfant qui manque de confiance en soi et d’estime de soi. Parfois, il peut même développer une certaine peur de la vie extérieure et des autres car il s’agit de “l’inconnu”.

 

La projection 

 

La projection d’un parent sur son enfant c’est lorsqu’il veut que celui-ci réalise les rêves qu’il n’a jamais pu réaliser lui-même. On voit cela par exemple avec les mini miss. Aussi, combien d’enfants stars témoignent à l’âge adulte du fait que ce n’était pas leur choix et que ce sont leurs parents qui les ont “forcés” à devenir ce qu’elles sont devenus ?

 

enfant star

 

Ce type de comportement empêche l’enfant d’exprimer sa personnalité puisque le parent souhaite le faire devenir ce qu’il n’est pas via une vie choisie en fonction de ce que le parent désire. Dans ce genre de cas, le parent peut aller jusqu’à pointer du doigt ce qu’il manque à l’enfant pour atteindre le rêve du parent au lieu de l’encourager à devenir qui il est vraiment. 

En découle alors une vie où il n’est pas assez bien et n’est pas en accord avec ce qu’il est au fond de lui, une faible estime de soi, une difficulté à supporter la frustration voire même une dépendance émotionnelle. 

En effet, l’enfant se retrouve dans une position où il a l’impression que le seul moyen d’être aimé c’est d’être ce que son parent veut qu’il soit et non lui-même. À partir de là, il devient compliqué pour lui de s’aimer et de s’épanouir personnellement puisqu’il a l’impression que ce qu’il est n’est pas assez bien pour recevoir l’amour de son parent. 

 

Quand la tendresse est inexistante

 

Dans mon article sur la théorie de l’attachement, j’expliquais combien la tendresse, le toucher et les câlins étaient primordiaux dans la construction de soi et pour le bon développement du cerveau et de l’enfant. Il a besoin de contact, de relation secure avec ses parents mais aussi de percevoir de la tendresse mais aussi de la recevoir.

 

théorie de l'attachement

 

Lorsque la tendresse est inexistante ou peu présente, l’enfant peut développer une certaine difficulté à exprimer et à gérer ses émotions. Il peut également rechercher l’amour par tous les moyens et se mettre à avoir besoin d’être aimé de tous. Il tombe alors dans la dépendance affective puisqu’il est à la recherche d’amour et de tendresse pour combler ce besoin fondamental de la vie. 

 

La dépression du ou des parent(s) 

 

Malheureusement, la dépression du parent a elle aussi un impact sur  l’enfant. Lorsque l’on est dépressif, on a tendance à se laisser aller, à n’avoir plus goût à rien et à agir en pilotage automatique. On se retrouve à délaisser ce qui nous entoure et par conséquent, on délaisse nos enfants. L’enfant ressent alors comme un véritable abandon alors que son parent est pourtant physiquement présent.

 

dépression parent

 

Grandir dans un environnement où son parent est atteint de dépression favorise le risque que l’enfant développe ultérieurement des problèmes affectifs. Le parent donne un exemple d’anxiété, d’évitement ou de menace à son enfant. Celui-ci peut alors développer un trouble anxieux. Avoir un parent dépressif augmente les risques de développer soi-même la dépression. 

Comme je l’expliquais encore une fois dans mon article sur les 4 types d’attachement, l’enfant devient alors insécure. Étant comme “indisponible”, le parent ne répond pas aux besoins de son enfant ou alors de manière inadéquate ce qui engendre une difficulté à réguler ses émotions et une estime de soi négative. 

 

La comparaison 

 

Dans mon article, 9 règles de la parentalité positive, je vous expliquais à quel point comparer son enfant est néfaste pour son bon développement. Chaque être humain étant unique et ayant ses propres compétences, nous ne pouvons demander à notre enfant de se conformer aux autres. Il est important de considérer sérieusement l’individualité de chacun.

Un enfant que l’on compare développe un sentiment d’inutilité et d’infériorité. Sa confiance et son estime de soi en prennent alors un coup et cela peut le suivre jusqu’à sa vie d’adulte. 

 

comparaison enfant

 

La meilleure chose à faire est d’éviter toute forme de comparaison et de pousser l’enfant a devenir la meilleure version de lui-même ! 

 

Les disputes ou le divorce des parents 

 

Lorsqu’un enfant grandi dans un environnement tendu dans lequel ses parents se disputent voire se déchirent, plusieurs éléments sont à prendre en compte. En effet, cela devient une grande source de souffrance pour lui et si l’enfant est impliqué dans les problèmes d’adultes, il perd son  innocence.

 

dispute parent

 

L’enfant peut alors développer un sentiment d’abandon ainsi qu’une confusion émotionnelle et cognitive. Il est primordial de toujours laisser les enfants en dehors des problèmes d’adulte.

J’en parle plus amplement dans mon article sur l’importance de l’entente entre parents (intelligence émotionnelle)

Les blessures de notre enfance ne peuvent pas disparaitrent par magie et nous suivent jusqu’à l’âge adulte. Lorsque l’on a vécu des choses blessantes dans notre enfance, il se peut que l’on s’enferme dans une tourmente qui nous empêche d’avancer. On ressent alors un profond mal être, une peine parfois immense, une tristesse profonde et même de la résignation. 

 

Les risques d’une enfance maltraitante

 

Ne pas savoir avoir de relation saine

 

Si l’on a connu l’amour qu’à travers le chantage et la contrainte, il devient difficile voire impossible d’aimer sans condition et d’accepter d’être aimé et même aimable.

On se terre dans des relations compliquées dans lesquelles nos attentes sont disproportionnées. On recherche en les personnes avec qui l’on partage notre vie de combler ce vide qui s’est crée dans notre enfance. On attend d’eux qu’il nous comble et nous guérisse.

Cela peut également nous pousser à nous méfier de manière excessive et de vivre dans l’angoisse de la perte et de l’abandon. Aussi, pour éviter le rejet, on se met à accepter toutes sortes de de choses dans le seul but d’être enfin aimé. Les personnes qui se comportent ainsi ont une forte tendance à envahir leur partenaire et deviennent pour la plupart des dépendants affectifs.  

D’autres seront plutôt une copie conforme de leur parents et reproduiront plutôt les mêmes schémas. Ils seront alors exigeants, méprisants, colériques et injustes dans leurs relations. 

 

Manque d’estime et de confiance en soi

 

Les personnes ayant vécu la comparaison, le rejet ou l’impression d’abandon peuvent avoir du mal avec les compliments. N’ayant pas pu développer une bonne estime d’eux-mêmes, elles croient qu’elles ne valent rien. Cela engendre de la crainte, une peur de rejet et de la peur.

Ces personnes blessées dans leur âme à qui il a manqué beaucoup dans leur enfance font face malgré elles à des croyances limitantes. Ne pensant pas mériter de compliments, inconsciemment elles vont se brimer et éviter de briller. De toutes façons, pour elles, elles ne sont rien et ne sont pas capables de grandes choses. 

Aussi, on observe chez ces personnes un besoin accru de justifier leur réussite ” ah mais non, ça je l’ai lu quelque part”, “ce n’est pas mon idée, je me suis inspiré de tel livre”, “merci mais c’est la recette de ma mère”… 

Elles ont cette impression de ne pas être assez bien et de ne rien mérité de bon. D’ailleurs, souvent elles ont aussi du mal à se lancer dans la vie et à sortir de leur zone de confort. 

 

Minimisation et Déni 

 

Une personne blessée par son passé va avoir tendance à se dire que ce n’était pas si grave et va comparer son vécu avec des cas extrêmes. Le but ? Rejeter le passé, rejeter ses blessures. Pourtant, c’est en agissant ainsi que l’on s’empêche d’avancer. Il est primordial d’identifier nos blessures, pour les comprendre et les guérir.

Mais nous sommes dans une société dans laquelle on nous rabâche sans cesse qu’il y a pire ailleurs et peut-être même que vous avez déjà entendu “Il y a des gens qui meurent de faim tous les jours” ou “Il y a pire dans la vie”. Ces phrases sont assénées comme un coup d’épée et nous empêchent de guérir.

On minimise nos ressentis et nos expériences alors qu’en réalité nous avons besoin de les voire tels qu’ils sont pour pouvoir entrer en résilience, connaître la libération et le pardon. 

 

Reproduction des comportements parentaux

 

Généralement, lorsque l’on grandi, on se dit ” jamais je ne ferais ce que mes parents m’ont fait”. Pourtant, à bien y réfléchir il se peut fortement que sans que vous vous en rendiez compte ce soit tout de même le cas. 

Si on ne comprend pas que c’était anormale de vivre tout cela et que l’on n’a pas guéri, il y a des chances que l’on reproduise les mêmes “erreurs” que nos parents.

Se rendre compte réellement de ce qu’on a vécu, de ce dont on a manqué permet d’avancer et d’offrir meilleur à nos enfants. 

Il y a aussi la possibilité de tellement vouloir faire l’inverse avec nos enfants que nous créons de tout nouveaux soucis.

Par exemple, vous n’aviez aucune liberté et vous offrez la totale à votre enfant. Cela peut avoir pour conséquence de le mettre en danger physique comme émotionnelle. Il fait ce qu’il veut quand il veut et n’a aucun cadre. Pourtant un enfant a besoin de limite pour évoluer en sécurité et se sentir aimé (c’est prouvé scientifiquement).

L’enfant peut alors ressentir comme une sorte de je-m’en-foutisme de votre part et avoir l’impression de ne pas être vraiment aimé. C’est alors qu’il risque d’opter pour des comportements à risque dans le but inconscient d’attirer votre attention.

Le laxisme en éducation a bien d’autres revers et j’en parle dans cet article : Fixer des limites c’est bien ?”.

 

Comment guérir du passé ?

 

Pour guérir, il est important de passer par la phase de libération émotionnelle. Il s’agit de mettre des mots sur ce que l’on ressent et sur ce que l’on a vécu en présence ou en s’adressant aux personnes qui étaient là quand tout s’est produit. Cela peut se faire via une discussion à coeur ouvert ou  via une lettre dans laquelle on vide notre coeur de ses souffrances. 

En effet, exprimer ce qui est en nous et donc extérioriser permet de se soulager. 

Si l’on souhaite faire “mieux” que nos parents avec nos enfants et leur éviter des blessures comme les vôtres, il est nécessaire de passer par tout cela. Le but étant de pouvoir tourner la page et se tourner vers un avenir radieux. 

Pour guérir, il existe aussi la thérapie, l’hypnose ou tout autre pratique qui permet de travailler sur ses blessures et de se libérer du poids de son passé. Il est nécessaire de mieux se comprendre pour aller de l’avant. 

Prendre l’aide d’une personne externe permet de se décharger de toutes nos pensées et émotions sans se censurer. Cela apporte de la clarté dans les schémas que l’on a intégré et qui nous pousse à agir de telle ou telle manière. Ce travail de libération permet de gagner en conscience et en connaissance de soi mais également d’accéder à la résilience.

 

La résilience est la clé

 

Faire preuve de résilience c’est accepter ce qu’il s’est passé sans excuser le parent ou le craindre, c’est se recentrer sur soi et faire les choses pour soi et pas pour les autres, c’est se demander ce que nous nous voulons vraiment et pas ce que les autres attendent de nous.

Il s’agit également d’apprendre à changer notre fonctionnement et à remplacer nos pensées limitantes par des pensées positives. C’est aussi apprendre à détecter nos angoisses et se rendre compte lorsque nos réactions disproportionnées. Mais c’est également détecter les moments où c’est notre enfant intérieur blessé qui s’exprime et non pas nous-même. 

 

Le développement personnel

 

Une des nombreuses façon de se sortir de ces schémas et de ces croyances limitantes ancrées en nous est le développement personnel. En véritable effet de mode, celui-ci s’est imposé sur la webosphère depuis quelques années et des coachs en veux-tu en voilà sont apparus de toutes parts pour vous aider à atteindre le bonheur.

Beaucoup ont du mal avec l’idée du développement personnel. Que ce soit par manque de temps ou par peur inconsciente de faire face à leurs blessures, il est parfois difficile de se lancer. Pourtant, du développement personnel, on en fait tous les jours sans s’en rendre compte. 

D’autres ont déjà essayé d’en faire mais on trouvé que cela ne fonctionnait pas sur eux. Pourtant, si cela n’a pas fonctionné sur eux, c’est bel et bien parce qu’ils n’ont pas eu ce réel déclic de vouloir évoluer. Suivre une formation ou écouter des podcasts de développement personnel ne suffisent pas à vous changer. Il est nécessaire d’appliquer les exercices et conseils que l’on vous donne au quotidien pour que cela fonctionne.

 

“La folie c’est d’agir toujours de la même manière et s’attendre à un résultat différent” – Albert Einstein 

 

Vous souhaitez dire au revoir à vos croyances  limitantes et évoluer vers la vie que vous désirez vraiment ? Alors lancez-vous avec ces objectifs clairs et vous verrez la magie opérer ! 

 

Ce que je vous conseille pour débuter

 

Voici mes trois chaînes YouTube préférées du moment, elles traitent de tout un tas de sujets : l’estime de soi, la confiance en soi, les pensées négatives, la santé, les croyances limitantes et j’en passe. 

Elle m’aide au quotidien à m’élever vers une vie plus à mon image et je pense qu’elles pourront vous aider vous aussi à avancer. 

 

Chloé Bloom 

 

 

Miss Imparfaite

 

 

Sadhguru Francais

 

Auteure du blog hello-bebe.fr Je réponds à vos questions en 24h

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