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TOP 5 des préjugés sur l’éducation bienveillante et positive

L’éducation positive et bienveillante est souvent taxée de divers préjugés selon lesquels un enfant élevé avec ses principes seraient un enfant roi, inapte à la vie en société.

Nous entendons même parfois que c’est une méthode éducative de bobo qui feraient des enfants marginaux voire délinquants. 

Aujourd’hui, je déconstruis avec vous chacun du TOP 5 des préjugés les plus répandus :

 

1- L’enfant Roi

Pour la plupart des gens, un enfant élevé avec les principes de l’éducation positive est un enfant qui ne connaît pas la frustration et qui obtient donc tout ce qu’il désire. Pourtant, l’éducation positive ne prône pas l’enfant roi mais le considère plutôt en tant qu’être humain à part entière digne de respect.

Comme l’art, les concepts d’éducation sont subjectifs. Observons plutôt :

Si vous avez été éduqué avec autoritarisme et ressentez de la frustration par rapport à cela, vous voudrez probablement faire tout l’inverse de vos parents et offrir l’enfance dont vous aviez rêvé à votre enfant. C’est un petit peu une projection que vous faites sur lui, cela vous permet inconsciemment de guérir de vos maux. 

Si vous avez été éduqué avec autoritarisme et ressentez plutôt que cela vous a fait devenir un adulte fort et responsable et que cela vous paraît être la bonne éducation, vous répéterez consciemment cette méthode d’éducation sur vos enfants. Soit en faisant fi de vos blessures parce que de toutes façons “vous en n’êtes pas mort” et au contraire vous vous portez très bien. Soit en arrangeant certains points qui vous paraissent trop oppressants ou blessants. 

Pourtant, parlez autour de vous de votre enfance et de la méthode éducative utilisée par vos parents, il est certain que quelqu’un aura quelque chose à redire car cela est tout bonnement subjectif. 

L’éducation positive et bienveillante, c’est pareil. Chacun avec son histoire, son passé, interprète ce qu’il voit, lit ou entend. Voir que l’on ne punit ou ne gronde pas un enfant en bas âge lorsqu’il fait une “crise” peut paraître aberrant et permissif pour une personne qui a connu toute sa vie que la réprimande et l’autorité.  “Quel enfant pourri gâté celui-là !”, “Elle verra à l’adolescence !” et j’en passe. 

L’éducation positive c’est prendre en compte les besoins, les envies et les émotions de l’enfant en fonction de son stade de développement pour l’aider à grandir de manière saine tout en fixant des limites. 

Lorsque vous voyez une famille dépassée par ses enfants et qui en devient laxiste, ne faites pas l’erreur de l’associer à la parentalité positive car cela n’a rien avoir. 

Fixer des limites à l’enfant fait partie intégrante de ce mode d’éducation.

 

2- Culpabilise Les Parents

Le but de la parentalité positive, c’est d’aider les parents à comprendre l’enfant que ce soit au niveau de la psychologie ou du développement. Cela ne faisant pas suffisamment longtemps que les scientifiques et professionnels de la santé se penchent sur la question, il est parfois compliqué pour la société d’accepter qu’un enfant est bien plus complexe a éduqué qu’avant. C’est vrai, pourquoi se prendre la tête avec tout ça quand nous n’avons pas été élevé avec tous ces principes et qu’on s’en porte très bien ?

 

“Cela fait des millénaires que les humains existent et sont éduqués par leurs parents sans tout cela et on s’en porte très bien”.

 

Dans une certaine mesure, cela est vrai mais aujourd’hui nous avons la chance de posséder les clés d’une enfance heureuse plus saine alors pourquoi ne pas les utiliser ? 

Il est normal qu’en lisant les divers préceptes de cette méthode vous vous sentiez accablez et jugez. Pourtant, ce n’est pas le but de la manœuvre je vous assure ! Si certaines personnes décident de faire des vidéos, des articles ou d’écrire des livres sur le sujet en vous pointant du doigt, ce sont eux qui se trompent. 

Nous ne pouvons absolument pas juger toute une génération de ne pas faire les choses comme il faut sous prétexte que l’on a découvert des outils et des études importantes pour comprendre la petite enfance et l’éducation.

Tout réside dans la tournure des phrases ainsi que dans l’interprétation de chacun. Savoir se remettre en question est important mais de là à croire qu’on a tout fait de travers parce que nous n’avons pas suivi les principes d’éducation positive jusque ici ou que nous n’arrivons pas à tous les appliquer est une erreur. 

Une erreur oui ! Il ne faut pas être son propre bourreau. Tous les parents font du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont et l’éducation parfaite, le parent parfait et l’enfant parfait n’existe pas. 

Et combien même vous feriez tout comme il faut, votre enfant trouvera toujours quelque chose à redire et les autres aussi. 

L’éducation positive n’est pas la solution miracle, les difficultés de la parentalité apparaîtront les unes après les autres peu importe ce que vous mettrez en place. Celle-ci vous permet simplement de mieux comprendre votre enfant et d’obtenir des clés pour vous aider à passer les différents stades de votre enfant avec plus de sérénité. 

 

3- Le Laxisme

Comme expliqué dans le point 1- L’enfant roi, la parentalité positive n’est pas du laxisme. Il s’agit simplement de prendre en compte les émotions, les envies et les besoins des enfants en fonction de leur stade de développement.  

Le laxisme quant à lui, c’est à double tranchant, soit le parent abandonne son rôle d’éducateur et laisse l’enfant “livré à lui-même” soit le parent offre tout à son enfant et devient alors permissif dans le but que son enfant soit heureux certes, mais aussi de ne pas perdre son amour. La permissivité fait fi des règles et laisse l’enfant faire ce qu’il veut quand il le veut. C’est là qu’il devient le dit “Enfant Roi”.

L’éducation positive et bienveillante, c’est plutôt laisser l’enfant s’exprimer et l’accompagner dans sa quête de lui-même de manière adéquate afin qu’il ait les clés nécessaires pour vivre dans notre monde/société. 

Ne pas crier sur nos enfants et les punir à tout bout de champs ne fait pas de la parentalité positive une éducation laxiste mais bel et bien BIENVEILLANTE

 

4- Pas Prêt Pour La Réalité de la Vie

 

“On ne vit pas dans un monde de bisounours !”

 

Le but de l’éducation positive n’est pas de faire croire à nos enfants qu’ils vivent dans un monde où la clé est la bienveillance et l’amour à tout épreuve. L’objectif est plutôt de l’aider à développer sa confiance en soi et en les autres, son estime de soi. Cela passe par l’aider à exprimer ses envies, ses besoins, ses émotions et donc sa personnalité. 

Cette méthode éducative favorise le développement de l’empathie, la prise de décisions, l’autonomie, la gestion de problème, la gestion de ses échecs, responsabilise l’enfant etc. Elle favorise également le développement des valeurs et qualités qui suivent : ouvert, bienveillant, altruiste, confiant, persévérant, autonome, créatif etc. 

Cette méthode ne permet pas de mettre 100% à l’abri les enfants éduqué avec ses principes des difficultés de la vie mais les arment finalement bien plus qu’un enfant éduqué avec autoritarisme ou avec laxisme.  

 

5- La Victime

Un enfant élevé avec les principes de l’éducation positive deviendrait une “victime”. Mais à y réfléchir, comment une éducation prônant la liberté d’exprimer ses envies, ses besoins et ses émotions pourrait mener à cela ? 

Une éducation autoritaire a bien plus de chance d’amener à ce type de résultats. Voyons un peu :

Une éducation basée sur la peur (autoritarisme) est une éducation dans laquelle un enfant est obéissant car il a peur des représailles ou de ce que ses parents vont penser de lui. Lorsqu’il n’agit pas comme ses parents l’attendent il se fait gronder ou punir. Cela lui laissant l’impression inconsciemment que ses parents ne “l’aime pas” quand il n’est pas obéissant.  En grandissant, son besoin de plaire et de faire plaisir à tout le monde pour être apprécier risque de l’amener à accepter des choses qu’il n’aurait à la base pas envie de faire dans le seul but d’être reconnu et aimé des autres. 

C’est là que l’enfant devenu grand peut se transformer en “victime”.

L’éducation positive elle, prône plutôt le fait d’exprimer sa personnalité et comme dit précédemment, ses envies, ses besoins et ses émotions en fonction de son stade développement.

Il est primordial de posé des limites et un cadre à l’enfant mais s’il n’a pas envie de jouer avec un autre enfant par exemple, on ne va pas le gronder ou le punir parce qu’il n’est pas gentil mais plutôt tenter de lui expliquer en quoi ça pourrait être bien pour lui mais sans le forcer. S’il n’a pas envie, il n’a pas envie et il ne doit pas agir pour faire plaisir aux autres. 

En revanche, l’aider à développer son empathie et des valeurs telles que la gentillesse ou encore le partage est aussi important. Seulement, l’éducation positive vise à le faire de manière douce et bienveillante. 

 

Et vous ? Avez-vous des préjugés sur cette méthode ? Entendez-vous souvent ce type de préjugés ? Que pensez-vous de tout cela ?

Maïlys Panelle, conseillère en parentalité et fondatrice d'Hello Bébé. Je vous accompagne du premier jour de votre grossesse aux trois ans de votre enfant.

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