les bienfaits des câlins
Développement,  Etudes Scientifiques,  Eveil,  Tous

Les bienfaits des câlins

Câliner son enfant dès qu’il pleure est tout à fait naturel. Il s’agit de l’instinct maternel ou paternel. Pourtant, beaucoup jugent la pratique du “dorlotage” comme étant néfaste pour le développement et l’éducation de l’enfant. “Attention! Tu vas en faire un enfant pourri gâté et à l’adolescence ce sera encore pire!” vous prévient votre entourage ? Sachez qu’ils ont tort !

Les études scientifiques prouvent que l’affection et l’attention que l’on apporte à nos enfants est la clé d’un avenir serein et sain. Voyons cela ensemble :

 

Les câlins ont des bienfaits incontestables sur la santé et l’humeur de tout à chacun et ce, à tout âge de la vie. L’enfant qui reçoit des câlins et donc de l’affection se sent bien, aimé, rassuré, en sécurité et tout cela lui permet de s’ouvrir au monde bien plus facilement. 

Lorsque l’on est bébé, nous dépendons à 100% de nos parents pour survivre. L’affection passe alors beaucoup par les soins que ceux-ci nous procure : répondre rapidement aux pleures, vérifier que la couche est propre, nourrir etc. L’enfant interprète ces moments de soin comme étant une marque d’affection et cela favorise la création du lien d’attachement parent-enfant. Il comprend qu’il est aimé et qu’il a de la valeur ce qui lui permet de développer son estime de soi. 

L’affection passe également par le regard, les caresses, les câlins, les jeux ou activités que vous faites avec lui bien évidemment. La somme de toutes ces petites choses ont un réel impact positif sur le développement, la santé physique et même le gain de poids de bébé. En effet, il a besoin de vos bras pour que son cerveau se développe au mieux. L’affection et l’attention permette par exemple un meilleur développement de la région de la mémoire, de celle de l’apprentissage ainsi que de celle qui permet de contrôler ses émotions. Certaines études démontrent même qu’un enfant choyé développerait plus de liens entre ses neurones qu’un enfant moins dorloté.

 

Les câlins et les bisous ont la faculté de rendre moins anxieux, moins stressé, de diminuer les symptômes dépressifs et d’induire un sentiment de sécurité. Le fait d’avoir un parent qui répond toujours à ses besoins et de manière plus ou moins rapide permet également à l’enfant de développer une meilleure confiance en lui et en les autres. Cela favorise son autonomie et le rendra plus confiant lorsqu’il commencera à explorer le monde qui l’entoure.

Les câlins favorisent la production d’ocytocine (amour et confiance), de dopamine (motivation, productivité,joie de vivre) et de sérotonine (bonheur) qui sont des hormones importantes dans la quête de la stabilité émotionnelle, du bien-être et de l’estime de soi. Les étreintes permettent même de renforcer le système immunitaire, augmentent la production de globules blancs et ont des effets positifs sur de nombreuses autres fonctions du corps (baisse la pression artérielle, améliore le rythme cardiaque, favorise l’oxygénation des tissus etc). 

Ils favorisent également le développement de relations plus saines, une meilleure performance scolaire, une meilleure gestion du stress ainsi qu’une meilleure estime de soi. A l’inverse, un enfant qui a manqué d’affection et d’attention aura plus de difficultés à avoir confiance en lui,  à s’ouvrir au monde, à gérer le stress ainsi que les émotions fortes une fois devenu plus âgé. Cela peut même le suivre dans sa vie d’adulte.

 

Du point de vue éducation, il est à noter qu’un enfant qui reçoit suffisamment d’affection et d’attention est un enfant qui collabore beaucoup plus facilement avec ses parents. 

 

En revanche…

Si vous n’êtes pas très câlins, ne vous en faites pas ! Il y a diverses façons de montrer son amour : jouer avec lui, lui donner son bain, lui chanter des chansons, lui apporter des soins, lui lire une histoire etc 

En revanche, il est vrai que si votre enfant vous tend les bras vous devriez le câliner. Sinon cela risque d’induire un sentiment de rejet. Et ce n’est pas ce que souhaitons pour nos petits. 

 

NB : C’est au cours des trois premières années de la vie que le cerveau grandit le plus. Il atteint au cours de cette période 90% de sa taille adulte et c’est également au cours de celle-ci que se mettent en place tous les systèmes et structures qui feront de lui ce qu’il sera plus tard tant sur le plan social qu’émotionnel, comportemental ou physiologique. 

 

 

Auteure du blog hello-bebe.fr Je réponds à vos questions en 24h

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *