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Parentalité positive : Zoom sur la communication non violente

Les mots ont une puissance sous estimés et peuvent être parfois très violent que ce soit envers les autres ou envers soi-même.

La communication non violente est une méthode qui vise à se prendre en considération mais également à considérer les autres. Il s’agit encore une fois d’empathie et d’intelligence émotionnelle. L’usage de la communication non violente amène à agir non par peur des représailles (punitions..), par culpabilité ou par attrait de la récompense mais par envie de comprendre et satisfaire les besoins de tout le monde.

En effet, les générations précédentes ont généralement reçues une éducation basée sur la peur. Mais aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir des personnes qui se sont penchées sur les questions du développement et de l’éveil de nos enfants et nous voilà aujourd’hui avec tout un panel de méthodes desquelles s’inspirer ou non pour créer une éducation qui leur permettra de s’épanouir dans le respect de soi et des autres. 

La communication non violente (CNV) fait partie intégrante de l’intelligence émotionnelle. Il s’agit de faire preuve d’empathie, d’objectivité et de bienveillance. 

 

La CNV se divise en quatre étapes :

 

Observer la situation :

Lorsque vous êtes face à une situation qui normalement vous ferait vous emportez, je vous invite à faire une pause et à respirer un grand coup avant de répondre ou d’agir. Analysez la situation de manière objective et sans juger votre enfant. Il est important de s’en tenir aux faits et de ne pas rentrer dans l’accusation. 

 

Quelle émotion ressentez-vous ? :

Essayez autant que possible d’observer ce qui se passe en vous à ce moment T afin de déceler l’émotion que la situation a induit en vous (colère, tristesse, déception…). Une fois que vous avez mis le doigt dessus, exprimez la à votre enfant. Non seulement cela lui donnera l’exemple dans sa quête de l’identification de ce qui se passe en lui et dans sa gestion de ses émotions mais aussi, cela permettra à celui-ci de mieux comprendre en quoi son geste ou sa parole n’était pas bon(ne). 

Pour cela, il est important d’utiliser le “je” et non le “tu” qui sera plutôt accusateur et ne permettrait pas d’apaiser la situation.

 

Quel est votre besoin ? :

Généralement, si vous montez dans les tours lors de certaines situations, c’est bien parce que cela vous touche personnellement et parfois inconsciemment. Cela peut être une valeur que vous avez que l’autre “bafoue”, un besoin que l’autre (sans le faire exprès) ne prend pas en compte car il n’en a pas conscience ou encore une peur que la situation a éveillé en vous. 

Comme dit précédemment, la personne en face de vous n’a pas conscience de ce qui se passe en vous et ne peut pas le deviner. C’est pourquoi il est important de réussir à identifier cela afin de le lui exprimer en utilisant le “je”. Vous l’aurez compris, la CNV bannit l’accusation. Une fois que vous aurez exprimé ce qui se passe en vous, l’autre et ici, votre enfant, ne pourra que vous comprendre. 

 

Formuler votre demande :

Une fois que vous avez réussi à faire les trois premières étapes, il ne vous reste plus qu’à formuler votre demande. Celle-ci doit se faire dans le calme, sans exigence et avec bienveillance. L’enfant s’il est en âge de parler doit pouvoir également (avec votre aide) réussir à exprimer ce qu’il ressent pour que vous trouviez des solutions ensemble et que la situation soit complètement désamorcée sans que vous soyez entrés véritablement en conflit. 

 

Exemple :

Votre enfant entre dans une crise de colère. Il crie ou pleure, jette des jouets, se roule par terre ou vous tape. 

Avant, d’envisager de le punir, de le taper ou de lui crier dessus, analysez la situation. S’il agit de cette façon, c’est qu’il ressent quelque chose (frustration, tristesse, fatigue, faim) qu’il n’arrive pas à gérer. La seule façon qu’il ait trouvé d’extérioriser est celle-ci et à la base, il n’agit pas ainsi pour vous embêter. Quand ils sont petits, les enfants ne savent pas gérer, identifier ou comprendre leurs émotions. Cela étant su, vous pouvez essayer de vous calmer et de respirer un grand coup avant de réagir.

S’il sait parler, essayez de le faire revenir au calme en lui posant des questions sur ce qu’il ressent et sur la raison de sa crise de colère. Exprimez lui ce que cela induit en vous en utilisant le “je” et demandez-lui de se calmer.  (Exemple : “je suis triste de voir que tu es si mal” “est-ce que tu penses que l’on peut essayer de se calmer ?”.

Quand ils sont petits et surtout quand ils ne savent pas encore bien s’exprimer, nous sommes obligés de faire les quatre étapes de la CNV et pour nous et pour eux alors quand vous pensez que vous avez mis le doigt sur ce qui se passe également en lui, essayez de rester objective et calme en lui exposant que vous avez compris ce qui se passe en lui mais que vous aussi vous ressentez des choses. Rassurez-le sur le fait que vous êtes là pour lui et aidez le à faire un retour au calme. 

 

Pour autant…

 

Les tout-petits ne sont pas toujours fautifs de leurs réactions parfois “exagérées”. En effet, dans leur monde ce sont les adultes qui décident de tout et ce que ce soit de ce qu’ils mangent, de s’ils jouent, de si il faut rentrer, de si c’est l’heure de dormir ou de prendre le bain… Ils peuvent alors ressentir une grosse frustration qui s’accumule tout au long de la journée. On ne s’en rend pas compte mais bien souvent, l’enfant répond par un comportement inapproprié à une agression de notre part.

Imaginez-vous entrain de tranquillement faire du téléphone. Quelqu’un arrive et vous le prend des mains. Il vous soulève et vous emmène dans la salle de bain pour prendre le bain. Qui ne s’offusquerait pas d’avoir été coupé dans son activité pour aller en faire une autre sans avoir eu le choix ? 

Drôle d’exemple n’est-ce pas ? Pourtant, c’est le quotidien de nos bambins. Alors ce que je vous propose c’est de simplement toujours prévenir votre enfant de tout ce qui va se passer avant d’arriver au moment T de la prochaine activité. 

Par exemple, si vous souhaitez quitter le parc, prévenez-le cinq à dix minutes avant : “Mon chéri, dans 10 minutes on rentre à la maison pour le déjeuner d’accord ? Tu peux faire encore quelques tours de toboggan en attendant”. Rappelez-le lui toutes les trois minutes par exemple et au moment T, rendez la prochaine activité attractive pour qu’il coopère encore plus. 

Cela est applicable à tout un tas d’autres situations mais vous verrez que les crises se feront moindre. 

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