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Mon emploi d’auxiliaire parentale

Cela fait quinze mois que je travaille avec deux adorables bout de choux de deux familles différentes. Cela s’appelle la garde partagée et je trouve ce mode de garde absolument génial et voici pourquoi.

Personnellement, je fais 50 heures par semaine chaque semaine de chaque mois. C’est à dire que j’arrive à 8h30 et que je repars à 18h45 du lundi au jeudi et que le vendredi, j’arrive à 8h30 pour finir à 17h30. La garde se passe chaque jour dans l’appartement des parents du petit garçon dont je m’occupe et qui est situé dans l’hypercentre de ma ville. C’est très pratique car cela permet de diversifier les sorties et donc de faire découvrir pleins de paysages différents aux enfants.

Voici comment se déroule une journée type quand je suis au travail :

Vers 8h40, l’un des parents du deuxième enfant dont je m’occupe arrive pour me la déposer. Puis la journée commence vraiment lorsque les parents qui habitent sur place partent au travail. Je commence par emmener les enfants dans la salle de bain pour leur faire leur toilette et les habiller pour la journée. Nous retournons dans le salon où je les laisse jouer pendant que je vais dans la cuisine pour ranger, nettoyer et préparer ce dont j’aurais besoin pour la suite de la journée. Il y a une grande verrière qui sépare le séjour de la cuisine ce qui me permet de les surveiller tout en faisant ce que j’ai à faire. Ensuite, c’est généralement entre 9h30 et 10h00 que nous quittons l’appartement pour la première balade de la journée. Nous commençons par une marche dans la ville d’environ quinze minutes avant de nous rendre dans un des parcs de proximité. Les enfants s’amusent et au bout d’une heure ou une heure et demi nous reprenons la route pour rentrer déjeuner. C’est donc à 11h00 qu’ils passent à table.

Après le repas, je laisse les enfants digérer un petit peu avant de passer à la suite du programme. Pendant que je range et nettoie tout ce qui a été sali, ils jouent en “autonomie”. Au bout de 20 ou 30 minutes, nous retournons dans la salle de bain. Je les débarbouille, leur change la couche, leur brosse les dents et direction le canapé de la chambre du petit garçon pour un temps calme. On fait des câlins, on chante des comptines puis je leur lis une ou deux histoires avant de les coucher dans leur lit respectif. Vous l’aurez compris, c’est l’heure de la sieste. Généralement ils s’endorment en quinze minutes maximum et c’est alors que j’entre en “pause”.

J‘amène un livre ou je continue mes projets personnels pendant qu’ils dorment.

Au bout de 2h00 voire parfois 3h30, ils se réveillent. La deuxième partie de la journée peut commencer.

Câlins pour se réveiller tranquillement, puis retour dans la salle de bain pour une petite toilette. Puis direction le séjour pour faire des activités ludiques. L’heure du goûter sonne et c’est après celui-ci que nous partons faire la deuxième et dernière balade de la journée. Nous rentrons pour maximum 18h00 pour avoir le temps de jouer et de prendre un bon bain en musique avant le retour des parents.

Adapter son mode de vie est primordial

50 heures par semaine, c’est un rythme à prendre mais surtout un choix à faire et parfois, je l’avoue, c’est difficile de tenir. La fatigue prend parfois le dessus et les journées paraissent plus longues et plus compliquées. Pendant la première année je me levais à 6h30 tous les jours et je n’étais pas chez moi avant 19h05, grosse journée n’est-ce pas ? Après j’ai eu la chance de trouver un emploi qui se trouve tout près de chez moi. C’est-à-dire qu’en transports en commun, je n’ai que 20 minutes de trajet pour m’y rendre ou pour rentrer chez moi et c’est un direct. Je dois dire que c’est plutôt plaisant. Sinon ce serait un peu plus compliqué à gérer je pense. Car n’être jamais chez soi sauf pour dormir est un peu frustrant parfois, on a envie de profiter de sa soirée quand on rentre le soir et cela peut faire veiller tard sans qu’on ne fasse réellement quelque chose d’intéressant. On est fatigué mais on a pas envie de se dire que l’on fait métro boulot dodo. On a envie de vivre pour soi aussi.

C‘est pourquoi je me suis instaurer une petite routine bien sympa et que depuis la rentrée de septembre, je me suis inscrite à la salle de sport et à la boxe. Une activité collective c’est pas mal quand on passe sa semaine avec des enfants sans avoir de collègues. C’est-à-dire que l’aspect social en prend un petit coup surtout quand le soir on nous propose de rejoindre des amis mais qu’on est trop fatiguée pour sortir. Au final, on est un peu seule. Heureusement, il y a quand même les discussions avec les autres auxiliaires parentales pendant les balades au parc et les petites discussions avec les parents avant de débaucher.

Sachez qu’il existe sur les réseaux sociaux des groupes d’entraides pour les auxiliaires parentales. Dans ma ville par exemple il en existe un depuis quelques mois qui s’appelle “Auxiliaire parentale #Nantes”. Son objectif est de se donner des conseils entre Auxiliaires pour tout ce qui est démarches (administratives, juridiques..), recherches d’emplois ou encore ce qui concerne les questions éducatives, les activités à faire à la maison ou en extérieur. Cela permet de ne pas évoluer tout seul mais aussi de se retrouver au parc pour que les enfants puissent jouer ensemble et tisser des liens en fonction du secteur dans lequel on travaille. Etant donné que comme dit plus haut, nous n’avons pas de collègues à proprement parler, cela peut être réellement intéressant de partager nos ressentis, interrogations et même pourquoi pas parler d’autres choses lorsqu’on se voit durant nos balades. Même si cela dépend de la tranche d’âge des enfants que l’on a charge pendant ces journées, dire “areuh areuh” toute la journée ça peut parfois être frustrant ahah.

Pour en revenir à la routine que je me suis instaurée, elle est plutôt simple. Quand je passe le pas de ma porte, je m’affaire au dîner, et pendant que ça cuit, je file prendre ma douche et faire mes soins. Quand je redescends, je peux me mettre à table en mettant de côté ce qui sera mon repas du lendemain midi au travail. Ensuite, je fais un petit peu de ménage avant d’ouvrir mon PC et de travailler un petit peu sur mes projets personnels. Une fois que c’est fait je me prépare une infusion avant de me caler devant un film ou une série ou de me mettre au lit pour lire un livre. Puis, je file me brosser les dents avant de me coucher et de m’endormir pour la nuit. En moyenne, je dors 7 heures par nuit parfois moins en cas d’insomnies mais ce temps de sommeil me permet d’être en forme et d’assumer la journée le lendemain.

Maintenant que je fais du sport, il y a trois soirs par semaine qui change un petit peu. Puisque je rentre plus tard chez moi, je ne prends pas une heure ou plus pour avancer sur mes projets personnels. Ainsi je peux tout de même tenir ma routine et me coucher suffisamment tôt pour avoir à peu près 7 heures de sommeil.

Ce qui me permet également de tenir tout au long de la journée c’est de bien nourrir mon organisme. Pendant un peu plus d’un an j’ai pratiqué le jeun intermittent. C’est à dire que je ne mangeais pas de la journée mais seulement un repas le soir. Très mauvaise idée et pas assez réfléchie ! J’aurais déjà dû faire l’inverse mais aussi lorsqu’on fait un travail qui demande autant d’énergie, il est important de bien s’alimenter pour être en forme et au top de ses capacités. On le sait bien, le corps a besoin de carburant pour fonctionner correctement. Au niveau de la forme, depuis que j’ai réintégré les 3 repas par jour, je vis vraiment mieux de travailler en 50 heures.

Les sorties

Quelque chose que je trouve véritablement important pour ne pas que les enfants ni vous ne vous ennuyez, c’est de varier vos sorties. Il y a des sites tels que Kidiklik qui sont vraiment pas mal pour trouver des idées d’activités. Ce site est aussi bien adapté aux parents qu’aux auxiliaires parentales puisqu’il propose des sorties pour les week-ends et vacances, mais indique aussi les spectacles, les activités manuelles et autres à aller voire durant la semaine.

Actuellement, les enfants dont je m’occupe sont encore trop petits pour que je les emmène mais aller à la Médiathèque peut également être une bonne idée. Je me souviens que lorsque je travaillais pour une autre famille, je m’occupais d’un petit garçon que j’emmenais tous les mercredi matin là-bas. Le premier mercredi du mois, il y avait une lecture pour les tout-petits et le deuxième un dessin animé ludique de vingt minutes dédié à eux également. Les deux autres mercredis nous y allions pour lire des livres et grâce à l’abonnement qu’avaient pris ses parents, nous en ramenions une dizaine chez lui. Ainsi, les lectures variaient. Oui parce que lire les mêmes livres tous les jours, plusieurs fois par jour ça peut être pénible au bout d’un moment héhé.

L’affectif

Un autre aspect à prendre en compte et qui est parfois compliqué à respecter, c’est celui de l’affectif. Il est quasiment impossible de ne pas s’attacher aux enfants que l’on garde. On passe tellement de temps avec eux, on vit tout avec eux. Leur évolution, les petits bobos, les maladies, les premiers mots, et au final même lorsqu’on a hâte de finir la journée on repense à eux avant d’aller dormir et le week-end c’est pareil ! Personnellement, je m’occupe d’eux comme s’il s’agissait d’un de mes petits frères ou soeurs. Et la seule règle à véritablement respecter et qui se fait normalement de manière naturelle, c’est de ne pas vouloir prendre la place des parents. De toutes façons, l’enfant sait faire la différence entre vous et sa mère.

En somme…

Dormir suffisamment, manger correctement, pratiquer une activité extra-professionnelle, rejoindre un groupe d’entraide, lier des relations avec les autres auxiliaires et varier les sorties pour ne pas (même nous, et pas que les enfants) s’ennuyer sont les conseils que je donnerai à une personne qui voudrait faire ce métier avec une large amplitude horaire.

Auteure du blog hello-bebe.fr Je réponds à vos questions en 24h

One Comment

  • Ta sœur :-)

    Waouh ! Je n’imaginais qu’une auxiliaire parentale avait tant de boulot avec les enfants! Chouette article qui permet de mieux comprendre ce beau métier

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