intelligence émotionnelle au sein de l'éducation
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L’intelligence émotionnelle au sein de l’éducation 4/4

L’empathie comme pilier de l’intelligence émotionnelle

Avant de commencer, il est important de faire la différence entre l’empathie et la compassion.

La compassion est le fait de partager ses émotions face à un événement qu’une personne vit en utilisant le “je”. Exemple : “Je suis sincèrement désolée pour ce qui t’es arrivé”. Ici, on témoigne notre soutien à une personne qui vit un moment difficile. 

L’empathie, elle, est plutôt le fait d’accorder de l’importance à la situation d’une personne et permet de vous rapprochez de celle-ci ainsi que de gagner sa confiance. On ne parle pas de nos ressentis, on se met à la place de l’autre. On utilise alors le “tu”. Exemple : “Tu dois être déçu de ne pas pouvoir partir en vacances cette année”. 

L’empathie, c’est donc savoir se mettre à la place de l’autre, le comprendre.

Ici, nous allons nous concentrer sur comment gérer le comportement d’un enfant grâce à l’empathie et nous allons partir du principe qu’il s’agit d’un comportement “négatif”.

Voici la situation : Votre enfant pique une crise.

Vous ne savez pas quoi faire mais une chose est sûre, vous voulez qu’il arrête. Pourtant, résoudre un problème si nous ne disposons pas de l’énoncé est impossible. C’est pourquoi il est important de réussir à comprendre l’émotion que ressent votre enfant et pourquoi il la ressent avant de chercher une solution pour que sa crise cesse.

Montrer à son enfant que nous le comprenons

Pour cela vous pouvez dans un premier temps vérifier que vous avez bien identifier l’émotion ressenti. Vous pouvez lui posez une question ou faire une constatation de son état pour y voir plus clair. 

Exemple : “On dirait que tu es triste” ou “Est-ce qu’il y a quelque chose qui te contrarie?”. 

Ainsi vous pourrez reformulez sa réponse pour être sûr d’avoir bien saisi ce qu’il ressent. Une fois que vous avez obtenu confirmation, vous pouvez vous consacrez à la recherche de solution pour améliorer l’état d’esprit de votre enfant. En effet, ce n’est qu’en ayant bien compris celui-ci que vous pourrez influer sur son comportement. 

La relation intime que vous avez avec vos proches, et ici, avec votre enfant, sera renforcé si vous réussissez à faire preuve d’empathie et donc d’attention et de compréhension. Personne n’agit d’une façon sans raison, il y a toujours quelque chose qui se cache derrière un comportement. 

Lorsque votre enfant pique une crise, qu’il crie, jette ses jouets, tape du pied ou se roule par terre et que vous ne comprenez pas pourquoi, vous vous dites qu’il fait son intéressant et cela a le don de vous mettre hors de vous. Pourtant, il y a bien une raison pour laquelle votre petit agit ainsi. S’il ne sait pas encore bien s’exprimer, vous pouvez essayer de vous mettre à sa place et de revoir sa journée ou les derniers événements. Peut-être évacue-t-il toutes ses frustrations ? Peut-être est-il fatigué ? Essayer d’analyser cela pour comprendre son comportement vous aidera plus facilement à trouver une solution à ses pleurs incessants. 

S’il sait s’exprimer, vous pouvez essayer de vous concentrer sur lui en gardant votre sang-froid et en évitant de vous concentrer sur ce que son comportement induit en vous. Se mettre à sa place est primordial et lui poser des questions sur ce qui a bien pu l’amener à un tel comportement vous permettra de trouver comment influer sur celui-ci. 

Prendre conscience de notre comportement

Il est important de se rendre compte que bien souvent, c’est notre façon d’agir avec notre bambin qui induit en lui des sentiments qui le submerge et provoque une crise. Sans nous rendre compte, de part nos actes, nous l’agressons et il devient “légitime” que cela ne lui plaise pas et qu’il pique une crise.

Voyons cela avec cet exemple : A table vous lui servez un repas dans lequel il y a des aliments qu’il n’aime pas, après qu’il n’ait pas manger son entrée car la salade ce n’est pas son truc. Il se met donc à trier et à laisser de côté ce qu’il ne mangera pas. Cela vous énerve, vous essayer de lui faire tout manger, il se met à pleurer, vous le sortez de table et il n’aura pas de dessert. Forcément, la frustration est grande, il pique une crise et hurle dans sa chambre. Mettez-vous à sa place. Est-ce que vous le prendriez bien si c’était à vous que cet enchaînement d’événements était arrivé ? Il est normal qu’il extériorise. Le gronder deux fois plus et le punir pour son comportement n’arrangera rien et empirera même la situation. 

Ce qu’il faut retenir et qui est un adage connu c’est qu’il ne faut pas faire aux autres ce que l’on ne veut pas que l’on nous fasse. Brimer son enfant et l’empêcher d’exprimer ses goûts et ses envies n’est pas la meilleure chose à faire si vous souhaitez rester dans la bonne humeur et que votre enfant s’épanouisse. 

Bien entendu, vous devez imposer des limites, avoir des règles que votre enfant doit respecter. Mais nous devons réussir à faire preuve d’empathie et à agir avec bienveillance avec eux pour que tout le monde se sente bien. 

Pour éviter qu’il entre en crise, vous pouvez observer votre comportement envers lui et essayer de changer votre façon d’aborder les choses avec lui. Quand ils sont petits, ils ne décident de rien, on fait tout à leur place, et on leur impose en fonction de notre bien vouloir si oui ou non ils peuvent faire telle ou telle chose. C’est normal qu’au bout d’un moment il se sente mal et extériorise. Le comprendre et se mettre à sa place tout en gardant vos limites mais surtout votre sang-froid vous permettra de mieux gérer les situations du quotidien. 

Vous pouvez également tenter d’éviter les crises en détournant son attention, en lui proposant des compromis, des activités ou tout autre chose. 

Essayer d’éviter au maximum “d’agresser” son enfant et prendre en compte qu’il n’a pas encore la maturité pour appréhender le monde comme nous, adulte d’expérience, vous aidera à voir les choses autrement. Etre parent demande beaucoup de patience et de travail sur soi. Mais avec la pratique et le fait de savoir se remettre en question, nous pouvons réussir à trouver un meilleur équilibre. 

En somme, il est important de prendre du recul face aux crises de son enfant afin de se rendre compte si oui ou non celle-ci répond à une “agression” de notre part ou d’une impression chez lui de privation de liberté. Observez cela permettra de vous rendre compte de ce qu’il ne va pas et vous permettra d’agir d’une façon différente la prochaine fois. C’est un apprentissage de tous les jours que d’élever un enfant. Se tromper n’est pas grave, il faut simplement réussir à tirer les bonnes leçons de nos “erreurs”.

Aussi, la colère n’est pas à bannir ou à punir à tout prix. L’enfant a besoin d’accompagnement et donc d’attention et d’empathie pour apprendre à gérer ses émotions et à exprimer ses besoins de manière correcte. Il a besoin de se sentir soutenu et de savoir que ses parents le comprennent et l’épaulent lorsqu’il se sent assailli par ses émotions.  La sécurité affective que nous devons lui apporter passe aussi par le fait de l’accompagner dans ses crises et ne pas le laisser seul avec ses démons. A force, il saura mieux se gérer et revenir au calme par lui-même.

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Maïlys Panelle, conseillère en parentalité et fondatrice d'Hello Bébé. Je vous accompagne du premier jour de votre grossesse aux trois ans de votre enfant.

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