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Le congé maternité : Témoignage de Léa

Après le retour de Maïthé sur son congé maternité, nous retrouvons aujourd’hui celui de Léa, 28 ans. Voici son témoignage :

“Mon premier congé maternité a duré deux mois. Avant la naissance de ma première fille, je sortais souvent me promener, je faisais les courses et je suivais même les cours de préparation à l’accouchement. Etant donné que je suivais ces cours, je dirais que j’ai été très bien préparé.

Néanmoins, c’est après l’accouchement que je n’ai pas eu l’impression d’être bien accompagnée. J’ai vécu ce qu’on appelle le baby blues. Il a été intense, je pleurais tout le temps et sans raison particulière. Je pense qu’il s’est terminé à ma reprise du travail qui m’a permis de me changer les idées.

Pour autant, j’ai très bien vécu mon retour à domicile, c’était une bulle de bonheur ! Je considère d’ailleurs ce congé comme ayant été magique et trop court et ce, malgré le fait que ce soit un peu difficile comme il y a tout à apprendre.

Pour ma deuxième grossesse -qui était gémellaire- j’ai été très vite arrêté et mise au repos forcé. Mon congé a duré six mois, ce qui est bien plus long que le congé légal. Etant donné que je devais limiter mes activités, je ne sortais que pour les rendez-vous de suivi hebdomadaire. J’ai été préparé à l’accouchement de mes jumelles mais je n’avais pas mesuré l’impact que ce serait que d’accueillir deux bébés en même temps.

Comme pour ma première grossesse, j’ai vécu une période de baby-blues après l’accouchement. Mais il a été différent dans le sens où le premier mois de vie de mes jumelles s’est passé dans un service de néonatalogie. Je me devais donc de contenir mes émotions pour elles et mon entourage.

C’est au retour à la maison que j’ai souvent pleuré d’épuisement, de peur et de culpabilité. C’était particulier car je jonglais entre la maison et la néonatalogie, je n’étais jamais vraiment là où j’étais physiquement et je culpabilisais de laisser chacune de mes filles.

Cependant, je dirais que cette période de “baby-blues” a été moins intense que celle que j’ai vécu lors de mon premier accouchement. Bien qu’il m’arrive encore parfois de pleurer de fatigue malgré la reprise du boulot.

Ce qui est dommage c’est que je n’ai pas su apprécier ce congé à sa juste valeur. Le fait d’avoir mes deux bébés d’un coup plus mon aînée à gérer n’a pas été évident. J’ai d’ailleurs considéré ce congé trop long. Heureusement, j’ai eu beaucoup d’aide de ma famille ce qui m’a permis de me reposer de temps en temps et donc de mieux gérer la fatigue que l’on accumule lors des premiers mois de bébé.

Pour ce qui est du père de mes filles et de son congé paternité, je dirais que l’on s’est laissé porter. On a vécu au jour le jour s’organisant un minimum pour que l’un comme l’autre puisse se reposer un petit peu. Par exemple, c’est lui qui donnait les bains ou qui se levait la nuit pour changer les couches. Nos trois filles se lèvent très tôt alors on se lève à tour de rôle le matin.

En fait, depuis l’arrivée des jumelles, tout a changé :  l’organisation de la  famille, les routines.. Mais on s’y fait et malgré la naissance de nos filles, on a su se garder des moments rien qu’à nous et nous avons continuer de prendre soin l’un de l’autre, même si ce n’est pas toujours facile.

Si pour ma première grossesse la reprise du travail m’a beaucoup fait culpabiliser, pour mes jumelles ça a été complètement l’inverse. Je dirais même que cela a été une véritable bouffée d’oxygène après avoir passé dix mois à la maison. 

Avant d’être en congé maternité et de donner naissance à mes filles, j’aurais voulu que l’on m’informe plus sur la suite des événements. Que l’on me prévienne que la fatigue serait très difficile à gérer, que le sommeil d’un bébé est loin d’être calme et qu’il faudra revoir toute son organisation pour gérer au mieux ses journées. 

Quoi qu’il en soit le fait de devenir mère procure beaucoup de fierté, d’amour et de bonheur ! Mais également de l’appréhension et de la peur. La peur de ne pas savoir comment faire ainsi que celle de ne pas y arriver.
 
Pour avoir vécu des périodes de déprimes assez intense après mes deux accouchements, je voudrais ajouter que si des mamans sont en situation de baby-blues, il ne faut pas qu’elles aient honte d’en parler. Ce sujet est encore trop tabou et pourtant, il touche beaucoup de femmes. Vous n’êtes pas seules !”
 
 
 
 

Retrouvez Léa sur instagram : 

https://www.instagram.com/p/B9PO5h_q-4M/

D’autres témoignages sur le même sujet arrivent très vite !

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Maïlys Panelle, conseillère en parentalité et fondatrice d'Hello Bébé. Je vous accompagne du premier jour de votre grossesse aux trois ans de votre enfant.

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